Paysages à perte de vue, qualité de vie parmi les meilleures de la planète et cette nonchalance qui fait la réputation de l’Australie : qui n’a jamais caressé l’idée de vivre et travailler en Australie ? Le rêve semble parfois s’éloigner, tant les obstacles sont nombreux, mais il n’a rien d’irréalisable. Il s’agit avant tout de compétences, de patience et de respect des règles.
Le plus vaste des territoires insulaires, continent à lui seul, l’Australie ne ressemble à aucune autre nation. Pays né d’une colonie pénitentiaire, elle a de quoi attiser toutes les curiosités. Bill Bryson a consacré un livre entier à ses paradoxes, mais il suffit d’un regard sur une carte ou d’une lecture rapide de ses statistiques migratoires pour comprendre pourquoi tant de gens, chaque année, rêvent d’y tenter leur chance.
La tentation de tout quitter pour l’Australie a effleuré plus d’un esprit. Pour ceux qui l’assument, la question n’est pas « si » mais « comment ».
Vivre en Australie : ce qui attire tant vers le continent
L’Australie évoque l’appel du large : des distances folles, des horizons inaccessibles, des promesses de renouveau et, luxe rare, du travail payé à sa juste valeur. Depuis la ruée vers l’or, l’Australie n’a jamais cessé d’attirer des migrants en quête de nouveauté. Aujourd’hui, près de 25 000 Italiens s’y rendent chaque année, que ce soit pour les études, le travail ou simplement l’aventure.
Les jeunes arrivent souvent avec un Working Holiday Visa en poche, mais pas seulement : les plus de trente ans et même certains retraités choisissent de s’installer dans ce pays qui conjugue paysages bruts et niveau de vie élevé. Ce haut niveau de confort résulte d’une combinaison rare : ressources naturelles abondantes, population modeste, et une volonté farouche de protéger cet équilibre.
C’est précisément pour préserver ce privilège que l’Australie a fermé la porte à de nombreux candidats à l’expatriation.
Partir en Australie : le parcours du combattant de l’immigration
Seuls les États-Unis affichent une réglementation migratoire plus sévère. Déménager en Australie relève souvent du défi, et la tendance n’est pas à l’assouplissement. Les annonces faites par le Premier ministre Malcolm Turnbull, « Jobs for Australians first », ne sont pas de simples slogans : elles se sont traduites par la suppression du fameux visa 457 (visa qualifié), longtemps prisé des candidats à l’expatriation.
Il faut pourtant reconnaître que si l’Australie sélectionne, elle intègre aussi : peu d’élus, mais un accueil réel. Ce pays ne cherche pas à attirer ceux qui ont besoin d’aide, mais ceux qui peuvent apporter une valeur ajoutée. C’est une logique assumée. Si vous offrez des compétences rares, un bon anglais et un casier judiciaire irréprochable, l’Australie peut vous ouvrir la porte et vous intégrer tel un petit kangourou dans la poche de sa société.
Comment travailler en Australie ?
Atterrir sur le sol australien n’est pas compliqué, mais y rester légalement l’est beaucoup plus. Pour travailler en Australie, il faut :
- maîtriser l’anglais (préparez-vous à valider l’IELTS si vous souhaitez vous installer durablement) ;
- adhérer strictement aux lois locales.
Mais la pièce la plus indispensable du puzzle reste le visa. Il en existe une multitude, impossible à détailler ici. Le site officiel du gouvernement en propose la liste complète, mais voici les grandes catégories pour s’y retrouver dès le début.
Visas pour s’installer en Australie
L’âge reste le critère de base pour orienter votre recherche de visa. Avant 30 ans, obtenir un permis de travail temporaire est d’une facilité déconcertante. Après, le parcours se corse, mais rien n’est verrouillé pour autant.
On commence généralement par le visa de touriste.
Visa de touriste (Visitor e-visa)
Les citoyens européens ont droit à un visa touristique de 3 mois, renouvelable une fois. Ce visa interdit tout emploi salarié, mais il autorise les entretiens, les formations courtes et le bénévolat (Wwoof). C’est la porte d’entrée idéale pour tester le terrain.
Attention : toute personne surprise en train de travailler sans autorisation risque une expulsion immédiate. Si vous visez un emploi rémunéré, d’autres démarches s’imposent.
Travailler en Australie avant 30 ans
Pour les moins de 31 ans, le fameux Working Holiday Visa simplifie tout.
Working Holiday Visa (sous-classe 147)
Ce précieux sésame permet de vivre et travailler en Australie une année entière. Ce n’est pas une solution permanente, mais une formidable rampe de lancement : vous pourrez explorer le pays, vous confronter à la réalité, créer un réseau.
Le WHV offre la possibilité de travailler jusqu’à 6 mois chez le même employeur, une formule parfaite pour la restauration ou les jobs agricoles. Il est renouvelable pour une deuxième année si vous justifiez de 88 jours de travail « spécifique » en zone rurale (la liste se trouve sur le site officiel).
Attention : depuis peu, le bénévolat (Wwoof) ne compte plus pour le renouvellement !
Tous les citoyens italiens de 18 à 31 ans peuvent y prétendre, à condition de déposer la demande hors d’Australie. Le coût est raisonnable et la procédure 100 % en ligne.
S’installer en Australie après 30 ans : quelles solutions ?
Pour les plus de 30 ans, le Working Holiday Visa n’est plus accessible. Néanmoins, le continent ne vous ferme pas la porte. Plusieurs alternatives existent, à retrouver dans la section Visa Finder du portail officiel australien.
Sponsoring
La première option consiste à décrocher un parrainage. Le visa de sponsoring le plus recherché est le Temporary Skill Shortage (TSS), lui-même divisé en deux formules :
- TSS Short-Term : 2 ans, renouvelable pour 2 ans supplémentaires ;
- TSS Medium-Term : 4 ans, renouvelable pour 4 ans de plus.
Pour bénéficier d’un TSS, il faut prouver au moins deux ans d’expérience professionnelle, un excellent anglais, réussir un test de points et présenter un extrait de casier judiciaire. Votre métier doit figurer sur la liste officielle des professions en demande, sinon le projet tombe à l’eau.
Visa étudiant
Autre voie d’accès : retourner sur les bancs de l’école. En vous inscrivant à un cursus australien, le visa étudiant vous autorise à rester sur place pendant la durée du programme et à travailler jusqu’à 20 heures par semaine (temps plein pendant les vacances scolaires).
Les salaires australiens sont suffisamment élevés pour permettre de vivre dignement même en cumulant études et job à temps partiel. Le visa étudiant est renouvelable et s’étend à la famille proche. Idéal pour les couples, avec ou sans enfants.
Petit conseil : privilégiez des formations qui débouchent sur des compétences recherchées en Australie. Pour les cours d’anglais, il peut être malin d’opter pour Malte ou l’Angleterre, où les tarifs sont bien plus abordables.
Le visa partenaire
Enfin, il est possible de vivre en Australie en tant que partenaire (marié ou non) d’un citoyen australien ou d’un résident permanent. On commence par un visa temporaire (820), puis il évolue vers un visa permanent (801). L’Australie traque les mariages blancs, inutile de tenter le diable.
Résidence permanente
Après deux ans de travail sponsorisé, ou via d’autres visas (qualifié, business, regroupement familial, partenaire), la résidence permanente devient accessible. Pour la citoyenneté, le parcours est plus exigeant : l’Australie attend de ses nouveaux citoyens qu’ils prouvent leur engagement, et testera aussi bien leur anglais que leur connaissance de la culture et de l’économie locales.
Déménager en Australie après 50 ans : mission possible ?
Passé la cinquantaine, s’installer en Australie relève de l’exploit, mais ce n’est pas hors de portée. Le visa étudiant reste une option, mais le ministère de l’Immigration peut exiger des justificatifs supplémentaires.
Pour ceux qui souhaitent vivre en Australie en tant que retraité, il est recommandé de solliciter l’aide d’un agent d’immigration qualifié (la liste officielle est disponible en ligne). Ce spécialiste saura orienter votre dossier et maximiser vos chances d’installation durable.
Où faire sa demande de visa australien ?
Toutes les démarches pour les visas australiens s’effectuent en ligne, sur le site officiel du gouvernement. Vous y trouverez les formulaires, les explications nécessaires et l’outil pour sélectionner le visa le plus adapté à votre profil.
Les démarches pratiques pour s’installer en Australie
Une fois le visa en poche et le billet d’avion réservé, il reste quelques étapes cruciales pour vivre et travailler en Australie dans la légalité et la sérénité.
Carte SIM australienne
Première formalité : obtenir un numéro local. Il vous sera demandé pour ouvrir un compte, trouver un logement, décrocher un emploi ou accéder aux soins. Virgin Mobile et Vodafone sont répandus, mais Telstra demeure incontournable dès qu’on s’éloigne des centres urbains.
Numéro fiscal australien (TFN)
Le Tax File Number est indispensable pour travailler et payer vos impôts au taux normal. Sans TFN, vous serez taxé à un taux bien supérieur. La demande se fait en ligne, gratuitement.
Compte bancaire
Pour ouvrir un compte bancaire australien dans les six semaines suivant votre arrivée, il suffit de présenter passeport et adresse, même celle d’une auberge. Après ce délai, d’autres justificatifs seront nécessaires. Les principales banques sont Commonwealth Bank, Westpac et ANZ. Il est possible de simplifier les démarches en effectuant une pré-ouverture en ligne avant le départ. Pensez aussi à TransferWise, qui permet d’ouvrir un compte multidevise avec IBAN australien.
Assurance maladie
Le système de santé australien, Medicare, couvre gratuitement jusqu’à un certain revenu. Au-delà, un prélèvement minime s’applique. L’assurance publique ne couvre ni le secteur privé ni tous les actes médicaux.
Grâce à l’accord réciproque avec l’Italie, même les touristes bénéficient d’une couverture de base durant les six premiers mois. Passé ce délai, seuls les résidents permanents gardent cette protection : les titulaires de visas temporaires (WHV, business, etc.) doivent souscrire une assurance privée. Pour s’inscrire auprès de Medicare, il suffit d’un passeport et d’un visa.
Premiers emplois en Australie : par où commencer ?
Avec un Working Holiday Visa, les jobs accessibles sont généralement non qualifiés. Les secteurs de la restauration, du tourisme, de l’agriculture et même du bâtiment recrutent, souvent sans exiger de CV étoffé.
Pour ceux qui visent un emploi qualifié, voici les domaines en plein essor sur le marché australien :
- sports et fitness ;
- graphisme et édition ;
- santé et services sociaux ;
- urbanisme ;
- ingénierie ;
- services sociaux.
Chercher un emploi en Australie : 5 leviers à activer
1. Anticipez depuis la France. Travaillez votre profil LinkedIn, contactez les entreprises ciblées avant le départ : les réponses arrivent souvent, parfois avec une invitation à un entretien en anglais. Sans garantie d’embauche, vous repartirez au moins avec quelques contacts solides à activer sur place.
2. Activez votre réseau. Le bouche-à-oreille demeure redoutable. Listez les connaissances, amis d’amis, parents expatriés : la communauté italienne australienne est connue pour son sens de l’entraide.
3. Osez le porte-à-porte. Dans les zones touristiques, le contact direct fonctionne toujours. Pour un job temporaire, rien de tel que de sillonner les rues, CV à la main et sourire en bandoulière. Ne vous laissez pas décourager par l’absence d’affiches : osez demander.
4. Consultez les agences et les tableaux d’affichage. Les agences de placement locales et les panneaux dans les bars ou auberges de jeunesse regorgent d’offres, notamment pour des postes non qualifiés ou temporaires.
5. Multipliez les recherches en ligne. L’Australie, connectée et dynamique, propose de nombreux sites d’emploi. Voici quelques incontournables pour démarrer :
- Gumtree : spécialisé dans les jobs temporaires, mais pas seulement, avec un flux d’annonces continu ;
- Seek : un design épuré mais une base d’offres impressionnante, y compris pour le volontariat ;
- Job.com.au : offres classées par secteur et région, avec des statistiques utiles sur l’emploi ;
- Jobsearch : le portail officiel du gouvernement, fiable surtout pour les emplois saisonniers ;
- CareerOne : met en avant les métiers les plus recherchés du moment ;
- Employment Plus : comprend une section dédiée aux formations professionnelles.
Un guide complet pour la recherche d’emploi à l’étranger, avec conseils et astuces, vous attend également sur ce site.
Où s’installer en Australie ?
L’Australie, c’est un continent entier, mais les grandes villes se comptent sur les doigts d’une main. Tout le reste, c’est l’outback, un désert fascinant mais qui ne convient pas à tous. Hors des métropoles, les opportunités professionnelles peuvent pourtant se révéler bien plus accessibles.
Selon les classements internationaux, trois des dix villes les plus agréables au monde sont australiennes. Les services et infrastructures y sont de haut niveau, tout comme les salaires.
Sydney et Melbourne attirent la majorité des Italiens, rien d’étonnant, ces villes combinent dynamisme, culture et perspectives.
Melbourne
Pour certains, Melbourne est la meilleure ville du monde en termes de qualité de vie. Un air d’Europe, une vie culturelle intense, une passion pour le shopping et le sport. Ce qui frappe, c’est ce relâchement décomplexé : hommes d’affaires pieds nus, planche de surf sous le bras, ici le stress urbain semble banni.
Sydney
Sydney figure elle aussi en tête des classements internationaux. Plus peuplée que Melbourne, elle a pourtant su éviter la frénésie des grandes métropoles. Son port, ses plages et ses parcs en font une ville d’exception. Mais à Sydney comme à Melbourne, la compétition pour l’emploi est rude. D’autres villes méritent donc d’être considérées, à commencer par Perth.
Perth
La ville la plus isolée du monde, mais aussi l’une des plus solaires : à Perth, les opportunités ne manquent pas. Son ambiance détendue, ses plages et son réseau de transports séduisent, et les salaires locaux sont parmi les plus élevés du pays.
Autres villes à explorer
Adélaïde (Australie du Sud), Brisbane (Queensland) et Darwin (Territoire du Nord) sont d’autres options à étudier pour vivre en Australie. Darwin, en particulier, conserve une atmosphère unique, marquée par la culture aborigène. Pour les plus audacieux, l’outback australien réserve de vraies surprises : coûts de la vie plus bas, vie sociale réduite mais parfois une chance inespérée de décrocher un parrainage local.
Comment se loger en Australie ?
Louer un logement en Australie se révèle plus simple que de décrocher un permis de travail : il suffit d’un justificatif d’identité, du visa et d’une caution équivalente au premier mois de loyer. Le logement représente la principale dépense à prévoir avant de s’installer.
Avant d’avoir un emploi, mieux vaut réserver une auberge de jeunesse et prendre le temps de chercher. Les auberges sont des lieux de passage mais aussi de rencontres et d’échanges d’infos sur les logements disponibles.
Le bouche-à-oreille et les groupes Facebook sont aussi des ressources précieuses. Et si cela ne suffit pas, Internet offre une multitude de portails pour trouver une chambre ou un appartement :
Pour les auberges et logements temporaires : Famille d’accueil, Booking, Airbnb.
Pour les colocations : Gumtree, Easyroommate, Flatmates.
Pour les maisons ou appartements : Gumtree, Domain, Realestate.
Le coût de la vie en Australie
Inutile de se faire des illusions : l’Australie figure parmi les pays les plus chers du globe, tous postes confondus : loyers, alimentation, transports. Heureusement, les salaires compensent largement, avec une moyenne de 4500 AUD nets par mois (environ 2500 €).
Mais la vie urbaine australienne se paie au prix fort. Les loyers y sont en moyenne 90 % plus élevés qu’en Italie. À Sydney, le budget pour une chambre en colocation correspond presque à celui d’un appartement entier ailleurs, et ce pour une semaine seulement.
À Perth, comptez au moins 300 € la semaine pour une chambre, 1000 € pour un petit appartement. Les transports ne sont pas en reste : un ticket coûte 3 ou 4 €, l’abonnement mensuel 93 €.
Pour la vie quotidienne, l’écart par rapport à l’Italie est moindre (environ +10 %), mais le panier reste conséquent. Quelques chiffres pour Sydney (source Numbeo) :
- Dîner pour deux dans un restaurant de gamme moyenne : 53 €
- Bière locale (0,5 l) : 4,67 €
- Pain (500 g) : 1,71 €
- Bouteille de vin au supermarché : 10 €
- Essence (1 l) : 0,86 €
- Charges mensuelles pour 85 m² : 128 €
Les fumeurs risquent d’être refroidis : les cigarettes sont les plus chères du monde ici, 16 € le paquet de Marlboro. Un argument de poids pour arrêter.
Les prix varient peu d’une ville à l’autre. Deux amis vivant à Perth confirment : une grande partie du budget part dans l’alimentation. Un kilo de pain : 5 $, une pizza margherita : entre 18 et 24 $, un plat de pâtes : même tarif. L’essence oscille entre 1 et 1,30 $ selon les jours.
Les premiers jours en Australie : sécurisez vos arrières
Sans emploi assuré à l’arrivée, il est impératif de prévoir un matelas financier pour tenir le choc des premières semaines. Deux stratégies s’offrent à vous :
1. Inscrivez-vous à une formation, idéalement utile pour décrocher un visa permanent plus tard. En parallèle, acceptez des petits boulots alimentaires, même ingrats, pour subvenir à vos besoins. C’est l’occasion de garder l’oreille attentive aux opportunités : le poste qui changera votre vie peut surgir d’une vaisselle au pub du coin.
2. Rejoignez une plateforme d’échange emploi/logement (Workaway, Helpx, Wwoof). Quelques heures de travail par jour contre un toit, le temps de faire vos repérages. Cette pratique est ancrée en Australie ; beaucoup d’auberges proposent même le gîte gratuit contre quelques services.
Les plus et les moins d’une vie en Australie
Atouts
Premier atout : le niveau de vie, largement au-dessus des standards européens. Vient ensuite le mode de vie détendu, cette décontraction australienne qui fait tomber les barrières. Les Australiens sont réputés pour leur ouverture d’esprit, leur respect des droits, leur convivialité.
Le marché du travail séduit également : fiscalité équitable, conditions respectueuses de l’équilibre pro/perso, flexibilité valorisée. Ici, on travaille sérieusement mais on profite tout autant de ses temps libres, surf, concerts, barbecues, la vie s’écoule au rythme du plaisir partagé.
L’Australie se distingue aussi par une société régie par des règles strictes, qui garantissent honnêteté et efficacité à tous les niveaux, y compris politique. Les citoyens s’y sentent considérés, et ce respect est réciproque.
Points faibles
Côté revers, la difficulté d’immigration est flagrante. La sélection est rude, seuls les profils très qualifiés passent le filtre.
Autre écueil : les relations sociales. Les Australiens sont accueillants, mais il peut s’avérer ardu de tisser des liens profonds. Hors des métropoles, les différences culturelles se creusent davantage, rendant l’intégration plus délicate.
Le dépaysement géographique pèse aussi : l’Australie est littéralement à l’opposé de l’Europe. Rejoindre les proches coûte cher et prend du temps. Les débuts peuvent être marqués par un sentiment d’isolement.
Enfin, il serait impossible de taire les dangers naturels : crocodiles, méduses, araignées, serpents, requins… Ici, l’aventure prend tout son sens, et les précautions s’imposent. La couche d’ozone, elle, est si mince que l’Australie détient le triste record mondial du cancer de la peau (deux habitants sur trois concernés) : la crème solaire deviendra vite votre meilleure alliée.
Il reste enfin l’ombre du déracinement des populations autochtones : la « génération volée » et la précarité persistante des communautés aborigènes rappellent que le rêve australien connaît aussi ses failles profondes.
Pour qui choisit l’Australie, la promesse est forte : une vie différente, plus libre, mais aussi plus exigeante. Le décor est planté, à chacun d’y écrire son histoire.


