L’accès à l’île de Lokrum est strictement limité aux visiteurs journaliers : aucune possibilité de passer la nuit sur place, ni pour les campeurs ni pour les hôtels. Les ferrys cessent leur service en début de soirée, et l’ensemble du site est classé réserve naturelle protégée.
Des itinéraires balisés permettent de parcourir l’île sans difficulté majeure, tout en offrant des détours vers des monuments historiques et des points de baignade. Les horaires d’ouverture, les tarifs d’entrée et la réglementation sur la faune sont encadrés par l’administration locale.
Lokrum, un écrin naturel et historique à deux pas de Dubrovnik : ce qu’il faut savoir avant de partir
En un quart d’heure, à peine le temps de s’installer sur le pont du bateau, l’île de Lokrum se dévoile. Posée face au tumulte du Vieux Port de Dubrovnik, elle surgit comme une promesse de calme. Ici, pas de chambres d’hôtel, pas de tentes plantées à la sauvette : l’île reste farouchement inhabitée. Le dernier navire du soir sonne le rappel, obligeant tout le monde à regagner la ville, pour préserver ce bout de terre classé réserve naturelle.
L’histoire de Lokrum ne se raconte pas à la légère : elle s’inscrit dans ses pierres. Le monastère bénédictin, dont les ruines s’étendent sous la lumière, rappelle la présence de moines depuis le XIe siècle. Un peu plus loin, le Fort Royal, construit par les troupes napoléoniennes en 1806, domine la cime des arbres et veille sur l’Adriatique. Puis vient le XIXe siècle : Maximilien de Habsbourg, archiduc et rêveur, acquiert Lokrum et y installe un jardin botanique luxuriant où agaves, palmiers et pins d’Alep se disputent la vedette. C’est lui aussi qui introduit les paons, aujourd’hui devenus les hôtes les plus bruyants de l’île.
Pour préparer cette parenthèse, voici les points clés à connaître avant d’accoster :
- Accès : navettes toutes les 30 minutes depuis le vieux port, billet aller-retour à 30 € (réduction avec le Dubrovnik Pass).
- Statut : réserve naturelle protégée, aucune nuitée possible.
- Patrimoine : monastère bénédictin, jardin botanique, fort napoléonien, bassin de la Mer Morte, plages, paons en liberté.
Grâce à sa proximité, Lokrum devient le terrain de jeu idéal pour une échappée d’une journée : sentiers balisés, pauses baignade dans de petites criques, exploration des jardins et des ruines. La traversée, rapide et ponctuelle, offre un point de vue unique sur les remparts de Dubrovnik et la côte dalmate. L’air change, l’agitation s’efface. Lokrum vous tend son silence.
Quels itinéraires à pied pour explorer l’île en une journée ? Monastère, fort, jardins et pauses baignade
À peine débarqué, tout bascule : l’odeur résineuse des pins, le cri rauque d’un paon, la lumière qui glisse sur les vieilles pierres. Le sentier principal, bien marqué, traverse l’île d’ouest en est, et chaque bifurcation ouvre une perspective nouvelle.
Le premier arrêt s’impose au monastère bénédictin de Lokrum. Les ruines médiévales, enveloppées de cyprès, réservent un clin d’œil inattendu aux amateurs de séries : l’exposition Game of Thrones et son fameux trône de fer trônent dans l’ancien cloître. L’ambiance invite à la flânerie, entre galeries ombragées et fragments d’histoire.
En continuant vers le cœur de l’île, impossible de manquer le jardin botanique. Sa collection d’agaves, de palmiers exotiques ou d’eucalyptus, plantée sur ordre de Maximilien de Habsbourg, tranche avec la végétation méditerranéenne alentour. Les paons, installés ici depuis le XIXe siècle, traversent les allées, indifférents aux visiteurs.
Après cette escale botanique, la boucle grimpe vers le nord à travers un sous-bois de pins. Quelques minutes d’effort suffisent pour atteindre le Fort Royal. Ce bastion napoléonien offre une vue saisissante sur Dubrovnik, la mer et l’archipel des Elaphites. On s’y attarde, le regard happé par l’horizon.
Le retour vers le sud réserve une autre expérience, plus douce : les rochers plats qui bordent la Mer Morte de Lokrum. Ce bassin naturel, protégé des vagues, invite à la baignade dans une eau calme et transparente. Plus loin, de petites criques s’ouvrent, discrètes, parfaites pour savourer le silence, loin de la foule.
À Lokrum, chaque détour se mérite, chaque pause offre une respiration. En une journée, l’île se laisse explorer sans hâte, et au moment de reprendre le bateau, une impression de parenthèse hors du temps s’invite. Reste alors l’envie, tenace, de revenir un jour fouler à nouveau ces sentiers oubliés, sous le vol nonchalant des paons.


