Grâce à l’inventivité de ses ingénieurs, Google a rendu disponible un outil permettant de découvrir les endroits de la terre. Il s’agit de Google earth accessible sur tous les smartphones. Bien que vous ayez peut-être visualisé certaines de ces images satellitaires, ce contenu vous propose 6 endroits à visiter avec cette application.
Le cimetière d’avions en Arizona
Perdu dans le désert de l’Arizona, un spectacle peu ordinaire se dévoile à qui veut bien regarder. Là-bas, s’étend le plus vaste cimetière d’avions du globe. Des milliers d’appareils, alignés comme des soldats à la retraite, attendent leur sort sous un soleil implacable. Certains serviront encore : on les démonte, on prélève moteurs ou ailes pour offrir une seconde vie à d’autres machines. D’autres resteront là, témoins silencieux de l’histoire aéronautique américaine.
Si une simple photo ne vous suffit pas, Google Earth vous donne la possibilité d’arpenter ce terrain hors-norme sans quitter votre fauteuil. Pour les férus d’aviation ou ceux qui s’intéressent à l’histoire des bombardiers, une visite virtuelle de 45 minutes est possible chaque jour, accessible à tous les curieux. L’occasion unique d’approcher la démesure de ces engins, de mesurer l’ampleur de cette nécropole mécanique.
Le désert Breath en Égypte
En plein cœur du désert égyptien, à deux pas de la mer Rouge, une installation artistique se fait remarquer vue du ciel : Breath. Cette œuvre monumentale, née en 1997 sous l’impulsion de Danae Stratou, Alexandra Stratou et Stella Constantinides, intrigue par sa géométrie. Deux spirales, dont l’une est formée de 89 dépressions coniques et l’autre de 89 cônes dressés, s’étendent dans le sable.
En s’éloignant du centre, ces formes prennent de l’ampleur et donnent à l’ensemble un effet de mouvement saisissant. Au milieu, une dernière dépression attire les regards, comme une signature laissée par les artistes. Même depuis 4 kilomètres d’altitude, le motif reste visible, preuve de la démesure du projet. Google Earth permet d’en apprécier la finesse et la beauté, que le vent n’a pas encore effacée.
La forêt en forme de guitare en Argentine
Direction l’Amérique du Sud, où Google Earth dévoile une curiosité botanique aussi inattendue que touchante : une forêt dessinant une guitare. Derrière ce paysage peu commun se cache l’histoire d’un fermier argentin, bouleversé par la disparition prématurée de sa femme. Ce projet, mûri par la jeune femme elle-même, a pris vie grâce à la détermination de son mari. Il a ainsi planté quelque 7 000 arbres, organisés de sorte à former le contour d’une guitare géante, visible uniquement en vue aérienne. Un hommage vivant, aussi discret qu’émouvant, que seule une application comme Google Earth pouvait révéler au grand public.
Les Badlands Guardian au Canada
Au sud-est de l’Alberta, au Canada, une formation géologique a marqué les esprits dès sa découverte en 2005 par Lynn Hickox, qui la remarque grâce à Google Earth. Surnommé le Gardien des Badlands, ce relief semble, vu du ciel, représenter une tête humaine coiffée d’un couvre-chef traditionnel et tournée vers l’ouest.
Cette image n’a rien d’une sculpture : elle est le fruit de l’érosion exercée par le vent et la pluie sur un sol argileux et friable. C’est ainsi que la nature a modelé, sans intervention humaine, ce visage géant qui surveille silencieusement la plaine. Encore un exemple frappant de ce que Google Earth permet d’observer, loin des sentiers battus.
Motif mystérieux dans le désert de Chine
En novembre 2011, une image inhabituelle captée par Google Earth sème le trouble : dans le désert de Gobi, en Chine, des lignes blanches et rectilignes, aux contours métalliques, surgissent au milieu de nulle part. Les spéculations vont bon train, certains y voyant une expérience militaire ou un test d’infrastructure. Pour l’heure, aucune certitude, seulement des hypothèses. Mais ce qui frappe, c’est la netteté du motif, conçu pour être vu depuis l’espace, et qui alimente toutes les théories. Google Earth offre ici un aperçu fascinant de ces énigmes modernes, que même les satellites peinent à expliquer.
Le fort Saint André aux Pays-Bas
Cap sur les Pays-Bas, où se dresse un vestige militaire unique : le fort Saint André. Édifié en 1599 par André d’Autriche, fils de l’archiduc Ferdinand de Tyrol, ce fort pentagonal fut un point stratégique pour les troupes espagnoles lors des conflits européens. Sa forme géométrique permettait de surveiller efficacement les deux fleuves voisins, offrant un avantage tactique certain à ses occupants.
De nos jours, le site, entièrement restauré, s’intègre dans un cadre verdoyant, presque féérique. Un passage virtuel avec Google Earth révèle les traces du passé, entre murailles ancestrales et nature omniprésente. Le fort, bien réel, semble pourtant sorti d’un roman tant il contraste avec le paysage qui l’entoure.
Le mont Chiliad dans Grand Theft Auto V
Le mont Chiliad est un lieu incontournable pour les adeptes du jeu vidéo Grand Theft Auto V. Situé dans la ville fictive de Los Santos, ce pic rocheux est le plus haut sommet de cet univers virtuel. Il offre une vue imprenable sur la ville et ses alentours.
Pour les amateurs de sensations fortes, il sert aussi de terrain d’atterrissage en parachute ou encore comme piste pour des courses à vélo ou à moto. Les joueurs peuvent même y découvrir des mystères cachés tels que des symboles étranges gravés dans la pierre.
Et grâce à Google Earth, il est maintenant possible de découvrir ce lieu emblématique sans avoir besoin d’une console et d’un jeu vidéo ! La résolution haute définition permet aux utilisateurs de voir chaque détail du mont Chiliad et de son environnement immédiat.
À travers cette application, les visiteurs peuvent explorer l’emplacement du sommet mythique depuis différents points autour de Los Santos. C’est un excellent moyen d’apprécier pleinement sa beauté naturelle tout en restant confortablement installé chez soi !
La ville fantôme de Pripyat près de la centrale nucléaire de Tchernobyl
La ville de Pripyat, en Ukraine, fut autrefois une cité florissante. Son destin bascula cependant le 26 avril 1986, lorsque la centrale nucléaire de Tchernobyl subit un grave accident. Près de 50 000 personnes furent évacuées et Pripyat devint rapidement une ville fantôme.
Aujourd’hui, cette ville abandonnée est l’un des endroits les plus fascinants à visiter grâce à Google Earth. Cette application permet aux utilisateurs du monde entier d’explorer librement les rues désertiques de Pripyat et d’en apprendre davantage sur son histoire.
En se déplaçant dans la ville au moyen de Google Street View, il est possible d’admirer les bâtiments qui ont été figés dans le temps depuis plus de trois décennies maintenant. Les écoles vides avec leurs pupitres encore alignés montrent encore des livres ouverts sur leurs tableaux noirs tandis que l’on peut observer des mannequins habillés identiquement exposés derrière les vitrines des boutiques jamais vendus.
On ressent aussi tout ce qui a été abandonné précipitamment comme si on y était : baby-foot non rangé après une partie entre amis restée inachevée ou encore outils divers ayant servi pour tenter d’éviter la catastrophe nucléaire. La nature a repris ses droits sur certains bâtiments où l’on voit maintenant pousser des arbres et autres plantations sauvages depuis qu’elle n’a plus été perturbée par aucun être humain.
Au-delà du spectacle fascinant qu’offrent les ruines de Pripyat, cette ville fantôme est aussi une leçon d’histoire. Elle permet à tous ceux qui n’ont pas vécu l’accident nucléaire de Tchernobyl ou ses conséquences désastreuses de mieux comprendre sa portée et son impact sur la vie des gens.
En explorant la zone autour de la centrale nucléaire, on peut constater les efforts en cours pour limiter les dommages causés par la catastrophe : construction d’un nouveau sarcophage destiné à recouvrir le réacteur endommagé ou encore travaux visant à installer des panneaux solaires pour produire une énergie propre et ainsi ne plus dépendre du nucléaire.
Visiter Pripyat via Google Earth est un voyage dans le temps qui permet aux personnes du monde entier d’apprendre davantage sur cet événement tragique tout en ayant un aperçu unique et saisissant des paysages ravagés par l’une des pires catastrophes technologiques modernes.


