Comment appelle-t-on un habitant de Hong Kong ?

Un mot, parfois, fait toute la différence. S’il fallait désigner celui qui réside à Hong Kong, l’affaire ne semble pas aussi limpide qu’on le croit. Les mesures sanitaires, elles, n’ont rien d’ambigu : elles évoluent, s’adaptent, et imposent leur rythme à tous ceux qui veulent franchir les frontières de cette ville-monde.

Hier, le gouvernement de Hong Kong a dévoilé de nouvelles modalités pour encadrer l’entrée sur son territoire. Surveillance continue, restrictions ciblées : l’obsession reste la même, éviter la propagation du virus. Désormais, toute personne vaccinée présentant un résultat positif à un test sérologique d’anticorps bénéficie d’une quarantaine obligatoire réduite à sept jours dès son arrivée. De leur côté, les voyageurs non résidents et complètement vaccinés voient aussi les règles s’alléger, à une condition : ne pas avoir séjourné dans les zones classées groupe A1 ou A2, considérées comme à très haut risque.

Un représentant du gouvernement a commenté : « La situation épidémique locale se stabilise, et le taux de vaccination progresse. Ouvrir la porte, même prudemment, à ceux qui sont complètement vaccinés et testés positifs aux anticorps, tout en maintenant une quarantaine courte de sept jours, va permettre un retour progressif des mouvements de voyageurs. »

Le contrôle strict des frontières a porté ses fruits, poursuit le porte-parole. Hong Kong, carrefour mondial, dépend de la circulation internationale. S’appuyer sur l’avis des experts et la science pour ajuster les protocoles, c’est suivre le mouvement de la prévention à l’échelle globale.

Zoom sur les nouvelles règles

Quarantaine allégée pour les vaccinés arrivant à Hong Kong : Les voyageurs en provenance exclusive de zones du groupe B, du groupe C ou de Taïwan, que ce soit le jour de leur arrivée ou au cours des 14 jours précédents, bénéficient désormais d’une quarantaine obligatoire ramenée à sept jours dans un hôtel dédié. Pendant cette semaine, deux tests PCR sont imposés, suivis d’une autosurveillance de sept jours ponctuée de tests obligatoires aux 12e, 16e et 19e jours après l’arrivée.

Pour prétendre à ce dispositif, il faut réunir trois conditions précises :

  • être complètement vacciné avec un justificatif officiel ;
  • présenter un test PCR négatif à l’arrivée à Hong Kong ;
  • fournir la preuve d’un test sérologique reconnu, positif aux anticorps, réalisé dans les trois derniers mois.

Les voyageurs non vaccinés, eux, sont soumis à une quarantaine de 21 jours dans un hôtel désigné, rythmée par quatre tests PCR.

Quant à ceux arrivant des zones classées groupe A1 ou A2, les plus à risque, ils devront aussi se plier à 21 jours de quarantaine dans un hôtel agréé, assortis de quatre tests PCR, puis d’un test supplémentaire le 26e jour après leur arrivée.

Pour les voyageurs entièrement vaccinés ayant uniquement séjourné dans certaines régions du groupe D, sur le continent ou à Macao, la quarantaine s’établit à sept jours également, dans un hôtel désigné, avec deux tests PCR à effectuer sur place, puis une période d’autosurveillance de sept jours et un test obligatoire le 12e jour.

Accès pour les non-résidents Les non-résidents ne peuvent pour l’instant entrer à Hong Kong que s’ils n’ont séjourné, les 14 jours précédents, que dans des régions du groupe D, sur le continent ou à Macao. Le gouvernement prévoit d’assouplir prochainement cet accès à ceux qui sont complètement vaccinés, avec justificatif, et ayant séjourné uniquement dans des zones du groupe B, du groupe C ou à Taïwan. Ces non-résidents devront suivre strictement les mêmes obligations de quarantaine et de dépistage que les résidents, y compris la possibilité d’une quarantaine réduite à sept jours pour ceux qui présentent un test sérologique positif récent.

Mise en place et calendrier Première étape : à partir du 30 juin, tant que le test sérologique n’est pas proposé à l’aéroport, les voyageurs pourront le réaliser à leurs frais dans des laboratoires locaux agréés. Le résultat positif est valable trois mois. Dès le 30 juin, ceux qui présentent cette preuve pourront bénéficier de la quarantaine écourtée. Selon l’avancée de l’organisation, la deuxième phase, prévue d’ici juillet, permettra de proposer le test directement à l’aéroport, avec application immédiate du régime de quarantaine de sept jours pour les voyageurs concernés.

(Tableau de regroupement des pays)

Groupe A1 (risque très élevé) : Brésil, Inde, Népal, Pakistan, Philippines, Afrique du Sud

Groupe A2 (risque très élevé) : Irlande, Indonésie

Groupe B (risque élevé) : Argentine, Bangladesh, Belgique, Cambodge, Canada, Équateur, Égypte, Éthiopie, France, Allemagne, Italie, Japon, Kazakhstan, Kenya, Malaisie, Pays-Bas, Roumanie, Russie, Singapour, Suisse, Thaïlande, Turquie, Ukraine, Émirats arabes unis, Royaume-Uni, États-Unis, Vietnam

Groupe C (risque moyen) : Toutes les régions hors Chine qui ne figurent pas dans les groupes A1, A2, B ou D. *La Chine inclut la Chine continentale, Hong Kong, Macao et Taïwan.

Groupe D (risque faible) : Australie, Nouvelle-Zélande

Entre calendrier, typologie des zones et certificat vaccinal, chaque passage à Hong Kong se prépare comme une opération minutieuse. Reste, pour chaque visiteur, à savoir s’il sera simplement de passage ou, qui sait, un jour qualifié de Hongkongais.