Posez votre valise à Bali, et déjà une question s’impose : comment traverser cette île magnétique sans perdre une minute, ou un billet de trop, dans les embouteillages et les choix absurdes ? Entre temples accrochés aux falaises, rizières à perte de vue et plages à découvrir, se déplacer à Bali relève moins de la course d’orientation que du jeu de stratégie, version tropicale. Heureusement, la mobilité y est fluide et le coût du trajet presque anecdotique. Mais avant de grimper sur le deux-roues du premier venu ou de réserver un taxi, mieux vaut avoir toutes les cartes en main pour tracer sa route sans frayeur ni mauvaise surprise.
À Bali, le choix du transport n’est jamais anodin. La location de scooter, les taxis, la voiture avec chauffeur ou les applications mobiles : l’offre abonde mais chaque solution vient avec ses subtilités. Les codes de la route locaux, la circulation dense, la conduite à gauche et l’improvisation ambiante demandent un peu d’adaptation sous peine de compliquer votre séjour plus que nécessaire.
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Impossible d’imaginer appliquer scrupuleusement les réflexes européens dans cette circulation organisée selon sa propre logique. Dépassements en cascade, priorités parfois aléatoires, coups de klaxon dans un grand calme et une absence de nervosité presque déconcertante. Les nouveaux venus s’étonnent : malgré la circulation qu’on devinerait chaotique, les Balinais conservent une remarquable sérénité au volant. Après quelques jours, on s’y fait et la prise de repères devient naturelle.
Gardez aussi en tête que l’on roule à gauche, comme à Londres ou Sydney. Le conducteur prend donc place à droite, ce qui peut donner l’impression de débuter le voyage à rebours. Selon la zone, on trouve à Bali la solution sur mesure adaptée aux envies, au budget et au rythme de chacun.
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Voici les principales alternatives pour découvrir l’île, que ce soit pour des vacances en famille ou un voyage de Noce entièrement personnalisé en Indonésie :
Les moyens de transport pour se déplacer à Bali
On ne devient pas conducteur balinais du jour au lendemain et heureusement, de nombreuses options évitent de prendre le guidon. Entre applications mobiles, location, taxis ou marche, chacun peut opter pour la solution la plus adaptée à son tempérament.
Partage de voitures ou de motos : Gojek et Grab
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L’apparition de Gojek et Grab a bouleversé la mobilité locale. Ces plateformes, proches de ce que propose Uber, permettent de commander depuis son smartphone voiture ou moto en quelques clics. Vous indiquez votre destination, choisissez le véhicule et dans la foulée, un conducteur arrive à votre hôtel ou villa.
Les tarifs sont généralement très bas. Grab, qui privilégie la carte bancaire, coûte parfois un peu plus cher que Gojek, souvent réglé en espèces à l’arrivée. Comptez quelques euros pour traverser la ville, sans s’inquiéter du stationnement.
Il faut tout de même se renseigner avant d’utiliser ces applis : dans des endroits comme Ubud, elles sont interdites ou fortement limitées par la pression des chauffeurs traditionnels. Mieux vaut vérifier la faisabilité selon la ville et le quartier.
Louer un scooter
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Pour qui cherche l’indépendance, difficile de faire plus flexible que le scooter. Demandez à votre hôtel ou guettez les panneaux « Rental » : l’offre est partout. Environ 50 000 à 70 000 roupies la journée (soit 3 à 5 €), assurance non comprise. Ce mode de déplacement demande cependant quelques précautions : adaptation au trafic, respect de la conduite à gauche, et anticipation. La première prise en main peut dérouter, mais le plaisir de rouler librement s’installe vite, à condition de rester vigilant.
Location de voiture avec chauffeur à Bali
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Pour voyager en couple ou en petit groupe, louer une voiture avec chauffeur offre sérénité et confort. Voici différentes façons d’organiser ce service :
- Via les hôtels ou kiosques locaux : Vous trouverez sans mal des chauffeurs recommandés, prêts à vous accompagner où bon vous semble. Les tarifs montent mais la fiabilité est au rendez-vous.
- Sur internet : De nombreux sites proposent des transferts privés ou des circuits sur mesure, par exemple, un forfait via Get Your Guide pour une journée complète.
- Grâce à des contacts locaux : Au fil du séjour, certains voyageurs échangent les coordonnées de guides balinais fiables et attentionnés. Nous pouvons les transmettre, écrivez-nous à [email protected], ou passez par Instagram (@travellairs) ou Facebook pour obtenir ces infos.
- Expériences via Airbnb : La plateforme propose également des excursions personnalisées, animées par des locaux, souvent hors des sentiers battus.
Taxis officiels
Les taxis « Blue Bird » sont partout et se reconnaissent à leur teinte bleu pâle. Plus onéreux que Grab ou Gojek, mais bien pratiques si l’on n’a pas préparé son trajet. Hors Ubud (où chaque course se négocie), insistez pour faire démarrer le compteur afin d’éviter des prix arbitraires.
Néanmoins, sur le long terme, la sollicitation constante peut peser : chaque sortie de restaurant ou d’hôtel déclenche une envolée de klaxons et de propositions tarifaires à négocier à répétition.
Se déplacer à pied ou à vélo
Pour les courtes distances ou la visite des environs, marcher ou pédaler apparaît séduisant, surtout en début de soirée quand la chaleur s’adoucit. Mais le soleil de midi peut se montrer implacable ; mieux vaut planifier ses déplacements à la fraîche pour laisser le plaisir intact, sans risquer le coup de chaud.
Bus et trains
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Le train reste lettre morte à Bali : aucun rail ne relie les villes. Les bus, de leur côté, sont peu nombreux, peu pratiques et peu concurrentiels face aux tarifs des véhicules à la demande. Entre horaires peu fiables et arrêts épars, cette option séduit rarement les voyageurs.
Comment circuler à Ubud, Kuta, Seminyak, Canggu et Uluwatu ?
Chaque ville de l’île appelle une organisation différente selon ses contraintes et son atmosphère.
À Kuta, Seminyak ou Canggu : l’offre de Gojek/Grab ne tarit jamais, le flux de motos et de voitures reste dense mais la prise en charge rapide. Prenez votre téléphone, commandez, le tour est joué. Inutile de s’entêter à conduire un scooter au cœur des bouchons si cela vous angoisse, les applis font le travail à la place.
À Ubud, tout change. Les applications y sont quasi-inexistantes à cause de l’opposition locale. Quelques conducteurs contournent la règle, mais les dénicher demande de la patience et un peu de chance. Ici, la meilleure option : la location de scooter pour rayonner dans la campagne balinaise et profiter de paysages à couper le souffle.
Uluwatu suit une logique similaire. Les distances sont longues, les plages parfois éloignées des routes principales et la location de scooter devient la solution la plus efficace. Les applis y fonctionnent en pointillé et la marche n’est pas une alternative crédible tant tout est dispersé.
Faut-il un permis international pour conduire à Bali ?
Le débat anime de nombreux voyageurs. Sur le papier, les autorités indonésiennes exigent un permis international pour toute location ou conduite de véhicule. En France, son obtention coûte environ 80 € et s’effectue en préfecture. Mais la réalité déjoue la règle : la plupart des touristes louent scooters ou voitures sans ce document, car personne ne le réclame à la location.
En cas de contrôle, la police préfère résoudre le différend à l’amiable : une amende dont le montant dépend souvent de ce que le voyageur montre dans son portefeuille. Le conseil local ? Garder peu de billets à portée de main et le reste bien planqué.
Prenez tout de même au sérieux la question de la sécurité : soyez assuré, n’ignorez pas la prudence sous prétexte de flexibilité balinaise. Rester vigilant, anticiper et ne pas se surestimer derrière le guidon ou le volant reste la garantie d’un voyage sans mauvaises surprises.
Ici, le rythme du séjour se façonne à la manière de se déplacer. Liberté sur deux roues, sérénité d’un chauffeur privé ou efficacité via Gojek : chaque choix trace son chemin, et c’est là le privilège du voyageur, celui de décider, à chaque étape, du tempo qui donnera sa teinte à l’aventure et à la découverte.

