Conseils pour choisir la tenue idéale pour dormir en refuge : nos astuces

Jeune femme dans un refuge de montagne en train de plier un sac de couchage

Une veste polaire trop épaisse peut transformer la nuit en une longue lutte contre la transpiration, même quand le froid s’invite à la porte du dortoir. Les textiles synthétiques sèchent à la vitesse de l’éclair, mais ils ont parfois le tort de garder les traces olfactives des journées passées à marcher. En revanche, les chaussettes en laine mérinos tirent leur épingle du jeu : elles limitent nettement le risque d’ampoules. Le coton, pourtant agréable contre la peau, freine l’évacuation de l’humidité et finit par gêner le sommeil.

Chaque couche mérite d’être ajustée à la température intérieure du refuge et au degré d’humidité. Cette adaptation évite de se réveiller en sueur ou de grelotter au cœur de la nuit. Les vêtements multifonctions gagnent du terrain sur les pyjamas classiques, surtout lors des treks de plusieurs jours où chaque gramme compte.

Pourquoi la tenue de nuit en refuge fait toute la différence

La qualité du sommeil en refuge de montagne repose en grande partie sur la tenue choisie. Qu’on soit habitué du GR20 ou randonneur du dimanche, la première nuit en altitude marque vite les esprits. Les refuges, parfois sous la responsabilité d’un gardien, parfois ouverts à tous en dehors de la saison, offrent des conditions variables côté température et humidité. Club Alpin Français (FFCAM) ou Parc Naturel Régional Corse (PNRC), tous proposent la même expérience : une nuit en dortoir, couvertures et oreillers à disposition, mais toujours sans drap.Le règlement du refuge n’est pas à prendre à la légère. Vivre en collectivité impose de s’adapter. La réservation est devenue la norme sur les itinéraires prisés comme le GR20, surtout depuis la crise sanitaire qui a rebattu les cartes de l’organisation et renforcé l’exigence en matière d’hygiène et de matériel individuel. Le drap de sac individuel est désormais la règle, même lorsque les couvertures sont prêtes sur le lit.Choisir sa tenue pour dormir relève d’un savant dosage entre confort thermique, légèreté et respect du voisinage. Trop chaud, le vêtement devient vite une contrainte dans un dortoir chauffé. Trop léger, il ne protège pas assez contre le froid d’un refuge isolé.

Quelques principes à garder en tête pour éviter les mauvaises surprises :

  • Adaptez toujours votre tenue à la configuration du refuge.
  • Anticipez la promiscuité et les bruits, inévitables en dortoir collectif.
  • Pensez à pouvoir enfiler ou retirer une couche en pleine nuit sans réveiller tout le dortoir.

Le confort nocturne, dans ces conditions, repose sur une préparation méticuleuse de chaque détail vestimentaire. Tenir compte des attentes du gardien et choisir des textiles adaptés à la vie en refuge facilite la cohabitation.

Quels critères prendre en compte pour bien choisir ses vêtements ?

Pour sélectionner des vêtements adaptés au sommeil en refuge, certains réflexes font la différence. Oubliez le coton : il accumule l’humidité et peut vite rendre la nuit pénible, surtout lors des étapes humides ou fraîches. La laine mérinos et les fibres synthétiques s’imposent comme les alliées du randonneur : elles évacuent la transpiration, sèchent rapidement, et réduisent la propagation des odeurs après plusieurs jours d’effort.La stratégie des couches superposées porte ses fruits : un t-shirt en laine mérinos en première couche, une polaire légère par-dessus, et une veste imperméable ou coupe-vent à portée de main. Ce trio fait face à tous les scénarios, du refuge bien chauffé au dortoir glacial. Légère et compacte, la polaire ajoute juste ce qu’il faut de chaleur, sans alourdir inutilement le sac.

Les accessoires jouent aussi un rôle clé dans la réussite d’une nuit en refuge :

  • Chaussettes épaisses et bonnet pour conserver la chaleur corporelle.
  • Drap de sac, demandé dans la majorité des hébergements, pour des raisons d’hygiène.
  • Chaussons légers ou sandales, pour circuler sans bruit parmi les autres dormeurs.

Un sac à dos allégé et bien pensé simplifie la gestion de cette garde-robe compacte. Des modèles comme l’UBIC TREK de Millet combinent modularité et rapport poids/volume intéressant. Adaptez son contenu à la durée du trek et au niveau de confort offert par le refuge choisi. Parfois, la réussite d’une nuit ne tient qu’à la sélection d’un tee-shirt ou d’une paire de chaussettes.

Les matières et accessoires à privilégier pour un sommeil réparateur

Au cœur de l’expérience en refuge, le choix des matières techniques s’avère décisif. La laine mérinos se distingue en première couche : elle régule la température, gère l’humidité, résiste aux odeurs, même sur plusieurs étapes. Les fibres synthétiques ont progressé, et certaines marques, comme Millet, proposent des textiles performants et légers. La polaire, peu encombrante, devient précieuse dès que la température baisse. Préférez une coupe près du corps, comme sur les modèles SENECA FLEECE JKT ou SENECA HYBRID HOODIE, pour limiter les pertes de chaleur tout en laissant une bonne liberté de mouvement.Un sac de couchage adapté complète l’équipement. Les gammes LIGHT DOWN ou BAIKAL de Millet répondent aux besoins de la plupart des refuges d’altitude. Attention : il est rare que les refuges fournissent un drap, même si couverture et oreiller sont parfois disponibles. Le drap de sac reste le minimum à glisser dans chaque sac.Les accessoires affinent le confort : chaussons pour circuler sans bruit, bouchons d’oreille pour ignorer les ronflements, lampe frontale pour ne pas déranger les autres en rentrant. Un matelas n’est généralement pas utile sur les itinéraires du Club Alpin Français ou du PNRC, mais vérifiez toujours les modalités avant de partir. Oublier un accessoire peut coûter cher en heures de sommeil.Homme en vêtements chauds préparant son couchage dans un dortoir montagnard

Nos astuces pratiques pour préparer sa tenue avant de partir en trek

Préparer sa tenue de nuit demande autant de soin que l’itinéraire ou la réservation du refuge. Optimisez chaque élément du sac à dos : tout doit avoir été testé et validé avant le départ, rien n’est laissé au hasard. Un t-shirt en laine mérinos, une polaire légère, un pantalon confortable et respirant : cette base fonctionne sur tous les terrains. Le coton reste à la maison, bien trop long à sécher et source d’inconfort.Pensez à la configuration du refuge : gardé ou non, petit dortoir ou grande salle. Respecter le règlement, affiché ou transmis lors de la réservation, évite les mauvaises surprises. Certains refuges, notamment sur le GR20 ou au Club Alpin Français, exigent le drap de sac. Placez-le en priorité dans votre paquetage, avec les éléments indispensables : bouchons d’oreille, lampe frontale, chaussons souples.Côté trousse de toilette, le minimalisme paie : savon d’Alep à tout faire, mini brosse à dents, papier toilette. Ajoutez une crème anti-frottement pour les longues étapes, une couverture de survie au fond du sac, même en plein été. Pour boire, privilégiez une poche à eau ou une gourde légère. L’alimentation doit rester simple, nourrissante : profitez du passage dans les villages pour glisser quelques produits locaux dans le sac. Testez tout votre matériel et vos vêtements avant de partir, seule l’expérience du terrain vous dira si votre choix est le bon.La nuit venue, chaque détail compte. Bien préparé, le randonneur s’endort sans craindre le froid, le bruit ou l’inconfort. Au réveil, le plaisir d’avoir dormi comme chez soi, même à 2000 mètres, n’a pas de prix.